Le temps s'allonge par le souvenir... Merci... Pour Tout...

Le temps s'allonge par le souvenir... Merci... Pour Tout...
C'est un beau roman, c'est une belle histoire...
Récit d'une journée peu ordinaire.


13 Mars 2007... Une date qui ne tombera pas dans l'oubli.


05h00... Je regarde par la fenêtre pour voir le ciel s'éclaircir lentement... C'est beau... Cela ressemble à un amas de peinture qu'une goutte d'eau viendrait diluer peu à peu...
Méli et moi nous levons le c½ur plein d'entrain et d'espoir. Enfin, nous y sommes.

Le silence règne encore en maître quand la porte du garage vient déranger ce calme plat. « Branchez l'Ipod, démarrez la Twingo, moi j'allume les phares : un deux trois quatre ! »
A cet instant, il y a du soleil sur la France. Et le reste n'a plus d'importance...

Le trajet se déroule sans contraintes majeures, aux sons de Zazie, JJG, les Enfoirés, Garou... Un réel moment de liberté que l'on savoure pleinement.
L'arrivée à Nancy fait monter en nous une adrénaline difficile à contrôler. « Zénith ».
Nous passons la barrière au son de Que l'amour est violent . Méli découvre une nouvelle salle de concert. Quant à moi, je me revois le 08 Mai 2001. Ce jour où tout à commencé...

Deux fans sont déjà présentes. Nous allons à leur rencontre. Elles viennent de Bel(g)ique et sont là depuis... 3h du matin !!! Mais ça n'est pas leur faute, elles sont bel(g)es !
A cet instant précis, vous vous demandez certainement pourquoi le « g » se trouve entre parenthèses ? Apparemment cette lettre serait en option dans l'alphabet belge (cf. la pancarte : « La Belique est là pour toi »). Rien qu'en y repensant je suis morte de rire !!
Arrive peu de temps après d'Isabelle. Une dame également très sympathique avec qui il fait bon patienter.

Les deux premières heures sont un peu fraîches... Le sac de couchage n'est pas de refus. Nous restons pendant un petit moment toutes les 5, et déjà la bonne humeur est de mise! Je revois Némo partir à la découverte des toilettes publics dans la forêt, ma « suisse » et moi jouer au badminton sur le parking... Cette journée s'annonce particulièrement agréable.

Arrive ensuite Mireille, suivie de Laeti, Caro, Nat, Alex, et Anne So. Retrouvailles pour certaines, rencontres pour d'autres ! La matinée passe relativement vite compte tenu d'un débit de fans grossissant d'heure en heure. Julie, Claire, Marylène, Zaza, contente de vous compter parmi nous. Nous passons le temps en regardant les photos de Laeti, tout en s'empiffrant de beignets ainsi que de fraises tagada et dragibus . Les cueilleres quebecquoises sont également de la partie ! Claire, tu ne trouves pas que ça n'a "po" "d'bon" "sins" "ço" ?! Un moment bien fun où nous entamons La destinée la rose au bois. Allez Julie, lance toi !

12H30... A table !!!!! Pizza, sandwiches, chips... Une alimentation très équilibrée. Comme nous ! Le soleil est désormais à son paroxysme... Ainsi que le sommeil ! C'est pourquoi Méli et moi allons piquer un petit somme dans la voiture. Sièges baissés, Ipod branché, toit panoramique ouvert: un moment de quiétude que l'on savoure avec beaucoup de plaisir. « Je me sens à l'abri, loin de tous les vautours... Y a plus que toi qui m'entoure. »

En début d'après midi départ pour la gare de Nancy où nous allons chercher Djou dans la voiture de Laeti. TomTom déraille un peu sur l'itinéraire et nous fait suivre les rails justement !! Nous traversons la ville les vitres ouvertes, la musique à fond... « Allez viensssss, j't'emmène au vent ! Je t'emmène au dessus des gens. Et je voudrais, que tu te rappelles notre amour est éternel et pas, artificiel... ». Traverser la ville me fait ressentir une drôle d'impression. Comme si tout à coup nous retournions dans la ville réelle. Voir tous ces gens pour qui ce jour est ordinaire m'effraye un peu. Je n'ai qu'une hâte : retourner dans notre petit cocon.

Arrivées à la gare, nous tombons nez à nez avec Djou ! La rencontre se passe à merveille. Depuis le temps qu'on en rêvait de ce moment, il était temps que ça arrive ! Petit détour par les toilettes puis nous reprenons la route pour retrouver les terres arides du Zénith de Nancy, aux sons de Nos vieilles maisons, Milliers de pixels, et Les murs de poussières...
Ah tiens, petite anecdote ! Nous arrivons devant la barrière pour entrer sur le parking. Laeti appuie sur le bouton pour parler à un gendarme afin qu'il nous ouvre :
« _ Oui bonjour ce serait pour entrer !
_ Pour quoi ?
_ Pour entrer au Zénith !
_ Oui mais pour quoi ??!!!!
_ Ben pour le concert ! ouhhh » lollll.

Petit tour d'horizon pour Djou. Et oui c'est chiant d'arriver dans les derniers on est obligé d'aller dire bonjour à tout le monde! Une fois les présentations terminées, nous retournons faire un petit badminton. J'ai des crampes à l'estomac à force de rire, dure de courir pour rattraper le volant !
Le soleil tape fort en ce début d'après midi. On décide donc d'arrêter le sport pour retourner voir nos deux belges internationales et Isabelle. Gros fou rire avec le décalage horaire entre la France et la Belgique, avec « Michael Jones » qui déjeune depuis une heure et demie, et avec le sosie de Carine : le chien orange.

Mais trêve de plaisanteries ! Place désormais aux jeux de société. Vive le Cluedo Voyage ! Histoire de pimenter le jeu, nous remplaçons les personnages habituels par des célébrités. Ainsi se trouvaient dans le manoir : Garou, Zidane, Jus de tomate (G. Thomas), Paul Deslauriers et Jean Benoît Lasanté. Méli sort à nouveau ses tagada et dragibus, c'est l'empiffrage général ! Par ma faute l'enquête sera courte. Et oui pour moi un couteau et un poignard ça n'est pas la même chose je suis désolée !!! mdrrr. Le coupable était donc Jus de tomate, avec le poignard, dans le Hall d'entrée !
Retour aux sources avec le désormais célèbre UNO et son « Passe ta route ! » . Je gagnerai la partie.

Vers 15h30, je pars faire une petite sieste dans la voiture. J'ai besoin de me retrouver un peu seule et d'être au calme. Ca me fait un bien fou. Jusqu'au moment où... Toc toc toc !!!!! « ??!! #£% » Mais que ce pastis ?!! Reveillage en sursaut par Méli et Djou qui toquent à la vitre ! lolll... Le stress !

Peu de temps après je retourne dans la file de la Bande. Les deux autres files s'agrandissent également à vue d'½il ... Les techniciens jouent au foot et au freesbee derrière les grilles... Il règne une véritable atmosphère de vacances en ce lieu... A cet instant je réalise la chance que j'ai d'être ici...

18H00. Le van de Garou nous passe sous le nez quand Méli et moi retournons à la file en mangeant nos sandwiches. Nous retrouvons Stephe qui vient d'arriver et qui est en grande discussion avec Nat et Alex. C'est une première, les angelottes sont au complet. Plusieurs photos immortaliseront ce moment. ( Okay okay, on ne fera pas les Daltons !! )

Le temps passe... La température dégringole lentement... Voici venu le moment que je redoute le plus : l'ouverture des portes. J'éviterai de m'attarder sur les boulettes qui crient comme des hystériques, sur les boulets qui ne comprennent pas que ça n'est pas parce qu'ils feront tous deux mètres en arrière qu'ils passeront moins vite... Ca n'est vraiment pas un moment agréable.

19H15... Deux vigiles ouvrent la grille. Enfin.
A ma grande surprise nous passons avant les PMR, ce que j'ai du mal à comprendre. L'arrivée dans le hall se fait en marchant, mais non sans une certaine boule au ventre.
Puis le rythme s'accélère au fur et à mesure que nous avançons, jusqu'à courir dans les derniers mètres qui nous sépare de l'entrée de la salle.

Et là c'est la surprise : une fosse ! Une fosse vide qui s'offre à nous... C'est un soulagement.
Mes angelottes et moi nous retrouvons au premier rang, au milieu. Je crois que pour Méli, c'est une revanche sur Dijon. A cet instant, je suis presque + contente pour toi que pour moi. A notre droite se trouve Isabelle, Mireille, Laeti, Caro, Alex et Nat. A notre gauche nos deux belges, Julie, la s½ur de Marylène, Marylène, Claire, Anlor etc. ...

Durant l'attente de la première partie, nous faisons connaissance avec un vigile qui était également à Amnéville. Il nous dit de deviner son prénom. Carine se lance : Laurent ! Bingo ! C'était ça ! Aurais tu un don ??! Il n'en revient pas.

L'attente de la première partie passe à une vitesse folle. Le guitariste de Gene Thomas passe sur la scène et remarque la pancarte des belges, il leur fait un petit signe de reconnaissance.
Les filles de SAG à notre gauche préparent des ballons en forme de c½ur, rose et rouge, avec des petits messages écrits dessus au marqueur. C'est très joli.
Puis c'est l'annonce de la première partie par Garou. Entendre sa voix me fait l'effet d'un électrochoc ! Ca y est, nous y sommes... Jusqu'à présent j'avais beaucoup de mal à réaliser qu'il était bien au même endroit que nous.

Les lumières s'éteignent pour laisser place à Gene Thomas, accompagné d'un guitariste et d'un pianiste! Gene nous chante 5 titres. Voix agréable, jolies chansons, mais cela manque à mon goût d'énergie par rapport à Marie Mai. Hormis peut être la dernière chanson... tu tulutututu tulutututu tu tulutututu !... « Merci beaucoup, je vous souhaite encore une très bonne soirée en compagnie de Garouuuuu » Et voilà, en deux temps trois mouvements, le début de cette magnifique soirée n'est déjà plus que du passé...

Retour de l'éclairage... Il est 21h00. Le stresse est à son maximum. La petite musique d'ambiance n'arrange rien ! Boum boum, boum boum, boum boum « Et si le temps m'entends »... C'est une tuerie !

A droite de la scène, nous apercevons les musiciens prêts à entrer en scène. Le nom de Dany est beaucoup scandé. Mon estomac quant à lui se contracte de plus en plus.

21h15 : C'est parti...

Les lumières s'éteignent et donnent lieu à la frénésie du public. Des spots bleus sont braqués sur la scène et font ressortir les ombres des musiciens qui s'installent. Ce moment parait durer une éternité. Le tempo s'accélère. Les applaudissements suivent. « Ga-rou, Ga-rou, Ga-rou, Ga-rou, aaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh » Un tremblement vient amorcer le début de Le temps nous aime... La salle est alors plongée dans l'obscurité la plus complète. « Quand le gris parfois, tombe autour de moi, quand la lune ne m'éclaire plus... ». Comme à son habitude, Garou surprend le public en arrivant par le haut des gradins... Première vision... J'ai les larmes aux yeux par tant d'humanité...
Il traverse alors la fosse pour se rendre sur scène où il assiste à un lâché de ballons c½urs.
Les spectateurs sont conquis : Mission accomplie...

Place à l'Aveu. Que de souvenirs sur cette chanson... Premier titre sur lequel j'ai passé des heures à décrypter chaque note au piano en attendant la parution des partitions. Depuis, c'est comme si mes doigts avaient enregistré les mouvements à faire, je ne sais plus m'en détacher. Durant ce laps de temps, je pense aussi au DVD Routes. C'est dans cette même salle qu'elle avait été enregistrée...

« Bonsoir Nancyyyy ! Ca fait énormément de bien de vous revoir ici au Zénith... Merci d'être encore là. Mais c'est surtout nous, en gitans, qui sommes venus vous voir ce soir... »

Lumières rouges et jaunes... Atmosphère bohème... Gitan, une chanson qui en dit long... Il en effet des chansons qui sont ancrées en vous, et plus le temps passe, plus ce sentiment se renforce. Gitan en fait parti pour moi. Elle est mes valeurs, ma philosophie... Avoir la musique dans le sang, la liberté pour drapeau...

« Quel bonheur de revenir à Nancy surtout que j'ai plein d'amis qui viennent d'ici. Franchement il y a de très belles filles à Nancy. Il y a de très belles filles ce soir... L'important quand on vient à Nancy, c'est de revenir à Nancy ! »

Vous l'aurez compris ce superbe enchaînement annonce Reviens ! Ambiance rouge, violette et blanche pour le premier extrait du deuxième album. Quel plaisir de le voir une guitare à la main.

Puis Garou enchaîne avec Plus fort que moi ! Cette toune me fait penser à toi Mimi. Il faut dire qu'on avait beaucoup de mal à comprendre les paroles sur le premier enregistrement polonais avec lequel on l'a découverte. « Vouloir, Pouvoir et Vivre...» Oui oui oui ! lol...
Notons aussi un superbe blanc au début du deuxième couplet, trop drôle !

« On va faire un peu de Jazz maintenant... J'espère que vous aimez ça ! Je pensais que les plus grandes chansons de Jazz, les plus grands « standards » comme on appelle ça, c'était des chansons américaines. Mais...non ! Les plus grandes pour moi sont des chansons françaises à la base. Désolé j'suis quebecquois je savais pas ! Et même le patron de cet instrument, Mister Louis Armstrong, a déjà chanté en français. One two three four »

Garou prend alors sa trompette et entame avec Dany C'est si bon... La voix qu'il prend me fait toujours rire. Plus je le regarde faire, et plus ce gars m'épate...
Suivent Les feuilles mortes. Cette chanson, c'est un cadeau. Quand j'étais petite, je la connaissais par c½ur et la chantait sans arrêt aux repas de famille... La plus belle surprise de cette tournée.
Puis vient le tour de La mer de Charles Trenet. Garou fait chanter le public tout en balançant ses bras dans les premiers rangs...
Que reste-t-il de nos amours ? Que reste-t-il de ces beaux jours ? Une photo, vieille photo, de ma jeunesse...

Vient enfin le moment le plus marrant du medley : Comme d'habitude. Je regarde Dany qui se moque gentiment de Kam, un vigile, assis juste devant moi, en lui faisant des signes. Garou prend le relais en chantant entre deux fous rires « ma main, caresse tes cheveux (c'est parce que j'aime bien le caresser), juste pour toi mon Kam, comme d'habitude... ». Le pauvre est mort de honte !!! Qu'ils sont bêtes ! lolll.
« Mais toi... tu me tournes le dos, comme d'habitude... » Pour couronner le tout, il empoigne une peluche en forme de c½ur avec écrit « Je t'aime » et là montre en direction de Kam pour se faire pardonner!

Le public est une fois de + conquis par ces interprétations...

« Bon alors on peut arrêter d'être tranquilles maintenant, vous avez le droit de vous lever, brasser vos fesses, et surtout enlever vos manteaux ! »

C'est parti pour You can leave your hat on! Garou nous offre un magnifique lâchage de veste...Les gens démarrent au quart de tour! Oulala... « Vous êtes plus beaux comme ça » !
Je ne vais pas m'avancer à essayer de décrire ses déhanchés sinon ça va mal tourner ! Mdr. Il est simplement très sexe, comme à son habitude sur cette chanson.
Pour la première fois pendant un concert du loup, je me suis à plusieurs reprises retournée pour voir les gradins. Les vagues de bras étaient impressionnantes, je me sentais toute petite.

Comment passer d'une ambiance à une autre ? Après You can leave, Que le temps...
L'air devient tout à coup plus lourd... Non non Stephe, je ne pleure pas... Ce titre c'est l'émotion brut. Celle qui est tellement intense qu'on en ferme les yeux pour essayer de contenir ce que l'on ressent... Merci Sandrine. Quand je l'entends, je pense sans cesse au moment où je l'ai découverte, dans le train, en direction de Lyon, un certain lundi 12 Juin 2006...

« Si on pouvait arrêter le temps et rester ici... On est bien là... On est ici pour s'amuser. On est ici pour vivre de grandes émotions. Et... On est ici surtout pour partager. Et j'espère que par certaines chansons on est ici pour comprendre. Et j'espère vraiment que le temps qu'on passe ensemble, parce que le temps est relatif, des fois le temps s'allonge par le souvenir... Si vous vous souvenez de cette soirée de ce soir, peut être que le temps de la prochaine chanson vous pourriez penser à ce que vous allez faire demain pour améliorer ce monde d'injustices... »

Dure de résister à l'injustice en live... La « balle dans le dos » fût de trop. Ces paroles me touchent énormément, principalement depuis le décès d'une personne avec qui j'ai grandit... Je pense que l'injustice est une chanson à ne pas écouter régulièrement. Les mots sont bien trop forts pour devenir habituels... Le duo Dany Ranallo et Dany Roy était également exceptionnel. J'en avais des frissons... Ca vous prend aux tripes, vous emporte loin, vous vide... Merci pour l'émotion.

Allez, pour se remettre de tout ça, un petit Passe ta route. « Si tu comprends mes rêves et mes délires, ces instants de vie que je respire... I love you » Petit clin d'oeuil aux filles pour le désormais culte coup de jambes

Puis c'est au tour de Quand je manque de toi... Un moment fort où nous nous tenons par les épaules... Clin d'oeil également pour toi Julie...
Garou nous dit qu'à cet instant, il n'aimerait être nulle part ailleurs... Sauf peut être avec sa fille de cinq ans et demi, qui est au Quebec actuellement...
Une petite fille est justement installée devant les barrières. Garou en tombe littéralement amoureux et ne cesse de lui faire des signes en lui lançant qu'elle lui ressemble beaucoup

« Merci... J'aurais jamais pensé faire de la musique comme ça toute ma vie, surtout avec un public en or comme vous. Merci beaucoup... Et si c'est grâce à des amis avec qui autour d'un feu de camp j'ai fais de la musique, c'est grâce à la musique que je me suis fais de nouveaux amis. Qu'on applaudit plus fort que ça ! Et j'aimerais beaucoup que grâce à vos applaudissements on puisse remercier l'équipe technique : Nico à l'éclairage, André au son, Serge Miguel et toute l'équipe techniqueeeeeee ! Et je crois, je soupçonne qu'il est juste à côté de la scène, donc vous refaites un triomphe à Gene Thomassssss !
Et là on va faire comme si on faisait un ptit feu de camp. Pour l'histoire de vous raconter quand même (fou rire) C'est une belle histoire... »

Début du medley feu de camps... Un moment en or... Tellement simple...

« Laissez moi vous les présenter un par un. Monsieur, Monsieur le patron, le premier ami que je me suis fais en musique. On a fait des années de bars ensemble sans jamais se douter qu'on allait se retrouver à Nancy. (Garou attrape un ballon c½ur avec écrit « On t'aime »). Et là vous allez dire (Il montre le ballon) : Dany on t'aime ! A la direction musicale Dany Roy ! (Dany s'approche de la scène pendant que Garou secoue toujours son ballon, puis ils repartent tous deux en courant comme des gosses...). Et autour du feu de camps on jouait quoi on jouait, oui du Michel Fuguain, du Francis Cabrel, on jouait du Michel Sardou, on jouait beaucoup de Beatles parce que dans mon premier groupe on s'est formé en jouant de la musique des Beatles, et un autre très grand fan des Beatles et j'pense qu'il a eu les Beatles comme professeurs aussi : Patrick Lavergne ! »

Here comes the sun...

“Lui vous n'allez pas l'applaudir... Non (fou rire !). Non mais il nous avait quitté ! Mais j'avoue qu'on l'apprécie plus que jamais parce que qu'est c'qu'on est contents de le retrouver sur cette tournée, c'est une folie, faites un triomphe à Dany Ranallo ! Dany... Dany qui vient d'Italie (avec l'accent svp !). Italien, quebecquois, plus ou moins anglophone (fou rire !). On va le mettre au défi ! Tu connais des chansons toi ? ( Dany entame une mélodie en arpèges très jolie). C'est fort. Du fond du corps toi... (On sait pas trop ce qu'il raconte mais alors avec Dany Roy ils sont pettés de rire !!). Tu connais une chanson de... Passe partout ? (craquage !). Nan ! Nan c'est caillou ça ! Vous connaissez caillou ??? Bon caillou... caillou sardou, Sardou ? »

La rivière de notre enfance... Je me souviens de Nancy...

« Celui avec qui on peut partir sur une île déserte sans rien et il va nous faire de la musique sur des cailloux (qu'est c'qu'il a avec ses cailloux ce soir !!lol), il peut taper sur n'importe quoi (là Benoit tape sur sa tête), à la batterie et à la boîte : Benoit Clément ! »

Iko Iko ! Ahhh l'harmonica... le bonheur...
Ce medley représente réellement le plus important dans la vie : l'amitié et la musique. Deux éléments qui se lient bien souvent quand on est passioné... C'etait un pûre régal que de les voir craquer comme ça tous ensemble !
Par un moment un nounours arrive à ses pieds et il dit « Le pauvre, il aura pas voyager beaucoup ». Et re fous rires avec Dany. Ces deux là sont inséparables...

Début de l'intro Gypsies... Alors ça ! Mais ça ! J'aime trop.
Oléééééééé ! « Tu m'allumes cette salle s'il te plait Nico ? »
« On recommence » Olééééééééé ! Le public est en feu ! Yo te quiero.

Vivre ma vie comme un gitan... Lai lai lai lai lai lai... C'est si bon, je suis aux anges. Cela doit se lire sur mon visage car Dany me regarde avec attention à ce moment. Je lui souris. J'aimerais qu'il se rende compte du bonheur qu'ils nous donnent.

« Laissez moi maintenant vous présenter le sorcier de la troupe... Celui qui, était pianiste. Seulement pianiste à la base... (fou rire général entre eux tous). Il était pianiste à la base et pendant... 35ans d'archéologie (fou rire). Au bout de 35ans il alla chercher ce qu'il cherchait (explosage de rires ! Dany est écroulé sur sa caisse) Ca va partir ! (Garou est à son tour plié sur sa caisse et ne peut plus s'arrêter avec Dany !) Excusez nous hien c'est le début ! C'est un grand sorcier parce que... Celui que vous allez applaudir sinon il vous fait disparaître : Ali Lebelle ! Ali ! Ali ! Ali ! Ali ! Un peu de sérieux ! Non... Ali a trouvé cet instrument qui était perdu depuis des siècles. Grâce à un seul accord...déon, en un seul accord, j'voulais dire, il réussit (fou rire) à nous ramener à un moment précis, dans un endroit précis... »

Dans le port d'Amsterdam... Un moment magique. Des vagues de bras allant du premier au dernier rang. J'etais secouée de droite à gauche, emportée par la foule au rythme des vagues, j'avais totalement perdu le contrôle de moi même. C'est comme si le public ne formait plus qu'un seul bloc qui bougeait uniformément... Inoubliable...

Vint ensuite Belle, pour le plus grand plaisir de tous...

Puis un moment quelque peu particulier : Sous le vent. Garou est seul devant nous sur son tabouret, avec sa guitare. Nous chantons pratiquement toute la chanson et Garou nous écoute en nous accompagnant... Il paraît très ému. « J'ai trouvé mes étoiles » dit-il... Nous aussi on l'a trouvé notre étoile... On t'aime...

Suit Je suis le même... Une fois de + avec sa guitare. Pendant cette chanson je pense à toi Mimi, et à Lyon. Cette chanson restera à jamais la marque de ce souvenir...

Tros d'émotions d'un coup... Il est temps que tu nous redonnes la pêche. C'est parti pour Seul. LA chanson qui enflamme tout le monde... Celle qui reste un standard, et quel standard...
Benoit Clément est à fond! Tellement à fond qu'en lançant sa baguette, celle ci attérit devant la batterie! Bravo! Dany Ranallo qui se trouve à gauche de la scène court donc avec sa guitare électrique pour la faire glisser d'un coup de pied vers Dany, à droite, qui l'a ramasse mort de rire
Je regarde autour de moi, mes angelottes et tout notre premier rang, que ça fait du bien de ne pas être seule... Vous êtes bien plus que de simples fans pour moi... Ma tribu.

Le concert touche à sa fin ... La bande vient saluer le public qui les acclame avec beaucoup d'enthousiasme. Ca rend heureux de les voir si soudés. Garou part par le côté droit de la scène, accompagné des musiciens. La salle est plongée dans le noir.
Quand elle se rallume, un piano se trouve devant nous.
Garou revient pour interpréter Que l'amour est violent... Je repense au matin, à l'arrivée... J'ai l'impression que cela fait une éternité. Je réalise que c'est bientôt la fin... Que je vais devoir quitter mes amies, que je ne sais pas quand je te reverrai...

Mais il faut se reprendre ! C'est désormais le medley Rock and Roll ! Je sais qu'il reste peu de temps, alors profitons en ! Nous dansons comme des folles !
Great balls of fire, Shake Baby Shake... Cet homme est un as! Sauf quand il tente de taper sur les touches du piano avec son pied ! Il fait tomber son tabouret et part une fois de + dans un fou rire. La frénésie est totale. On le sent habité par cette musique. Nous le sommes aussi !

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. L'adieu vient résonner en nos c½urs comme un déchirement... Chaque mot prend toute son importance... Je ne vais pas me répéter en décrivant une fois de + ce que l'Adieu représente pour moi, mais c'est indéniablement ma chanson préférée...


Cela restera le plus beau concert que je n'ai jamais fait. Tout était si parfait... L'attente, le soleil, la bonne humeur, le rire, l'émotion, la complicité, la fraternité...
Merci les filles pour tout ça... Je tiens énormément à vous.

« Le temps s'allonge par le souvenir... »

# Posté le samedi 24 mars 2007 12:06

Tenue de Soirée à Nancy

Tenue de Soirée à Nancy
Je suis partie bien à l'heure
J'ai pris le train
En direction du c½ur
Pas vu le train
Qui mène à grande vitesse
Tu me délaisses
Une fille de seconde classe
A pris ma place...

Chaque fois mon train qui déraille
Je ne suis pas de taille
Chaque fois mon c½ur qui déraille
Et ma tête , alouette, ma vie n'a ni queue ni tête!

Chaque fois mon train qui déraille
S'engouffre dans la faille
Chaque fois mon c½ur qui déraille
Et la tête, alouette, ma vie n'a ni queue ni tête!

Et qu'est-ce qu'on fait
On prendra le prochain
Sur l'autre quai
Nos corps ces grands voyageurs
Roulent oui mais
Oui mais les sautes d'humeurs
C'est sans arrêt...

Et chaque fois nos trains qui déraillent
Nous ne sommes pas de taille
Chaque fois nos c½urs qui déraillent
Et nos têtes, alouette, la vie n'a ni queue ni tête!
Chaque fois nos trains qui déraillent
S'engouffrent dans la faille
Chaque fois nos c½urs qui déraillent
Et la tête, alouette, la vie n'a ni queue ni tête!

Chaque fois les hommes déraillent
Et se livrent bataille
Chaque fois les hommes déraillent
Et se livrent bataille...

Et pourquoi ?
Oui pourquoi ?
Et ça cogne, et ça saigne,
Et ça sent la fin de règne!

Mais pourquoi les hommes déraillent ?
Et se livrent bataille ?
Dis pourquoi les hommes déraillent ?
C'est un fait, alouette, la vie n'a ni queue ni tête!

C'est pourquoi le monde déraille
Et à mort à la bataille!

Mais pourquoi le monde déraille ?
Et ça cogne, et ça saigne,
Et ça sent la fin de règne


C'est un fait, alouette, la vie n'a ni queue ni tête!

# Posté le dimanche 04 mars 2007 08:34

Est c'que tu me suis?

Est c'que tu me suis?
Je vais là où finissent les impasses
Au fond des miroirs au delà des glaces
Où, je sais pas, mais... Est-ce que tu me suis ?

Je vais là où les pentes sont plus raides
Je vais là où on ne sait pas le tiède
Où, je sais pas, mais... Est-ce que tu me suis ?

Me suivrais-tu dans mes nuits d'encre
Quand le phare est éteint
Si tu n'avais qu'à prendre ma main...

Me suivrais-tu dans les nuits cendres
Où tout brûler n'est rien
Tant que tes yeux chercheront les miens...

Je vais chercher mes îles et mes trésors
Où sont-ils, je n'sais pas encore
Où, je sais pas, mais... Est-ce que tu me suis ?

Je vais où le feu brûle, où le froid glace
Je vais là où les faux semblants s'effacent
Où, je sais pas, mais... Est-ce que tu me suis ?

Je vais au bout là où s'échouent les vagues
Sur quelle rive au creux de quelle plage
Où, je sais pas, mais... Est-ce que tu me suis ?

Me suivrais-tu dans mes nuits d'encre
Quand le phare est éteint
Si tu n'avais qu'à prendre ma main...

Me suivrais-tu dans les nuits cendres
Où tout brûler n'est rien
Tant que tes yeux chercheront les miens...

J'y vais pour de vrai, j'y vais pour toujours
J'y vais pas pour des mois, pour ces amours
D'un tour, je sais ça, et tu sais aussi...
Est-ce que tu me suis ?
Allez, viens, viens, viens, allez, suis-moi...


J'vais pas vous bassiner avec de longs discours, juste vous dire que ces temps-ci je me sens pousser des ailes...
J'ai les yeux pleins d'étoiles, la tête pleine de rêves, le coeur plein d'envies...
Un seul remède au mal être...


L'évasion.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 06:45

Modifié le dimanche 03 juin 2007 11:30

Aragon

Aragon
Les raisons d'aimer et de vivre
Varient comme font les saisons.

La découverte du nouvel extrait des Enfoirés 2007 m'encourage à vous parler d'un auteur, Louis Aragon.
Poète et romancier français du XXème siècle, Aragon signe en effet le texte "Aimer à perdre la raison", que mettra en musique des années plus tard le chanteur Jean Ferrat dans son opus "Ferrat chante Aragon" en 1971...



Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison...

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée...

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison...

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde...

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison...


Aragon est un poète que j'ai appris à connaitre il y a environ un an, en achetant dans un moment d'ennui et de manque "Le fou d'Elsa". Ce recueil de poèmes passionels sur fond de guerre est un ôde à la vie, à l'espoir. Voici mon preféré, qui est aussi le plus célèbre, "Les mains d'Elsa"...


Donne-moi tes mains pour l'inquiétude

Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé

Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude

Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à moi propre piège

De paume et de peur de hâte et d'émoi

Lorsque je les prends comme une eau de neige

Qui fuit de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse

Qui me bouleverse et qui m'envahit

Sauras-tu jamais ce qui me transperce

Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage

Ce parler muet de sens animaux

Sans bouche et sans yeux miroir sans image

Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent

D'une proie entre eux un instant tenue

Sauras-tu jamais ce que leur silence

Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme

S'y taise le monde au moins un moment

Donne-moi tes mains que mon âme y dorme

Que mon âme y dorme éternellement...



Une envie d'écrire puisque l'occasion s'y prettait.
Une envie de faire découvrir pour ceux qui ignoraient.
Une envie de se remémorer pour ceux qui connaissaient...


Pour revenir aux Enfoirés, je suis evidement triste de ne pas pouvoir y aller cette année. Quand on goûte à cet evenement, il est vite difficile de s'en détacher. La course aux billets, l'excitation, le stress, et enfin l'extase, les larmes, mais surtout, la fraternité... Tout ça va me manquer. J'espere y remédier l'année prochaine :) Ne plus participer aux Restos, c'est tout simplement inconcevable.

Pour celles et ceux qui ont la chance d'aller à Nantes, on compte sur vous, faites exploser le Zénith !!! :D

Bises :)

# Posté le lundi 18 décembre 2006 03:47

Modifié le dimanche 03 juin 2007 11:29

Concert de Garou, Amnéville, 29/11/2006

Concert de Garou, Amnéville, 29/11/2006
Il y a des chanteurs
Qui souillent des coins de scène,
Quand les semelles qu'ils traînent,
Lancinent en mineur...

Ils cachent leurs yeux vides
Se tordent et puis se plaignent,
D'une sourde voix qui saigne,
De longs couplets liquides...
Et il y a Vous...

Oui il n'y a que Vous
La voix comme un récif,
L'esprit au garde à vous
Le sourcil expressif...

Vous tendez vos yeux pleins
Aux foules qui se pâment,
Et vous avez soudain,
La taille de votre âme...

Vous êtes plus grand que Vous
Vous trônez comme un roi,
Les mots sont des bijoux,
Qui vous tombent des doigts...

Et on les porte en nous
Ce qui fait que voilà,
Quand vous rentrez chez vous,
Vous ne nous quittez pas...

Puis il y a des hommes
Des hommes par millions,
Qui tristement plafonnent,
Dans leur évolution...
Et il y a Vous...

Vous si intemporel
Si grand mais si fragile,
Penché comme un bon ciel,
Au dessus de votre famille...

Il y a surtout Vous
Ruisselant sous vos cils,
Quand vous frôlez la joue,
De votre petite fille...

Il y a surtout Vous
Lucide comme une sagesse,
Gagnée par petits bouts,
Par petites faiblesses...

Par excès d'une jeunesse
Que Vous avez décrite,
Avec tant de justesse,
Que ca rend nostalgique...

Il y a surtout Vous
Qui m'ouvrez votre coeur,
Il y a surtout Vous,
Pour mon plus grand bonheur...

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 10:34